Quelques éléments d'analyse

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Le shéma quinaire

 Le conte d'Amazonie est un conte philosophique.

Le conte philosophique est un genre narratif qui apparaît au 18e siècle, en réponse à la censure que subissent les philosophes. L’imaginaire permet l’approche de la condition humaine ou de la société par un moyen détourné et moins subversif en utilisant un monde imaginaire et des personnages fictifs. L’auteur à qui l’on doit l’émergence du genre est incontestablement Voltaire.

Comme certains l'ont constaté le conte d'Amazonie ne respecte pas toujours le shéma quinaire, il prend des libertés  dans le traitement chronologique du déroulement de l’intrigue (La situation initiale, l’élément perturbateur, les péripéties, l’élément réparateur, la situation finale).

 Son contenu imaginaire introduit le lecteur dans un univers fictif. De fait, il utilise les mêmes formules d’entrée que les contes traditionnels : « Il était une fois / Au temps de … / Il y avait... ».

Dans le volume 1, LA SAGESSE DU PARESSEUX respecte le shéma quinaire, même si les évènements perturbateurs concernent surtout les amis du paresseux. Au final, le paresseux n'a plus à travailler pour subvenir à ses besoins. l'état final est supérieur à l'état initial.

Dans LE HURLEUR ROUX ET LE PUMA, je prends des libertés par rapport avec le  shéma quinaire, puisque ce n'est non pas l'évènement perturbateur la découverte du bébé puma qui sera le moteur de l'histoire mais la vanité du singe hurleur qui se veut l'égal des félins.

On retrouve là l'esprit satirique du combat entre les classes sociales.

Ce conte amène à une  réflexion sur la vie, la rencontre entre la conscience, l'inconscience, la raison et la réalité.

  Car le singe hurleur  y perdra son fils aîné et mettra en danger toute la caste des primates.Ses descendants n'oublieront pas la leçon puisqu'il est dit chez les hurleurs roux que certains soirs de pleine lune on entend le frère Puma émettre de puissants feulements. l'équilibre final  n'est pas ici supérieur à l'équilibre final.

La morale du  récit aboutit à une leçon d’humilité

Dans  LE CHIEN DES BUISSONS ET LE CABIAI

Alors  que le jeune cabiai  dans son innocence se régale de graines d'awara, il sera l'objet d'un conflit entre le chien des buissons et Anaconda.

L'intervention d'Anaconda qui attend depuis des heures tapi dans l'eau, nous amène à tort à  penser que la fin de l'histoire sera heureuse pour le cabiai. Très vite la situation tourne au drame.

Car ce dernier sera dévoré à son insu par le reptile.

Ici le conte met en exergue  la lutte des classes, au cours de laquelle certains dévoileront toute l'amplitude de leur naturel machiavélisme et d'autres toute celle de leur naïveté.

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